Select Page

EU at the UN

The EU's commitment to effective multilateralism, with the UN at its core, is a central element of its external action. As a UN observer with enhanced status, the EU delegation coordinates with its 28 Member States to speak with one voice. The EU also works closely with the UN secretariat and its agencies, funds & programmes, partnering on a range of global issues and challenges.

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom de l’Union Européenne,

Tout d’abord, Monsieur le Président, je tiens à souligner avec force que l’UE accorde la plus grande importance à l’assistance humanitaire. Permettez-moi de rappeler que l’UE est, à titre collectif et par les contributions nationales de ses Etats membres, le principal pourvoyeur d’aide humanitaire au monde, dont une part importante est acheminée à travers les organismes humanitaires des Nations Unies.

L’UE soutient pleinement le travail entrepris par le Secrétaire Général Adjoint aux affaires humanitaires, M. John Holmes, et l’équipe du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (BCAH). L’UE réaffirme son soutien appuyé au BCAH en sa qualité de coordinateur mondial de l’aide internationale humanitaire.

Monsieur le Président,

L’UE estime que l’accès aux victimes est la condition préalable et fondamentale à toute action humanitaire efficace. L’UE réitère la nécessité, conformément au droit international et au droit international humanitaire, pour les Etats et toutes les parties de faciliter un accès rapide, sûr et sans entrave des personnels humanitaires et de leurs matériels aux populations en détresse pour assurer l’efficacité de l’aide humanitaire. L’UE voudrait rappeler que nous fêtons cette année les vingt ans de la résolution 43.131, par laquelle l’Assemblée Générale avait pour la première fois posé le principe fondamental d’accès aux victimes.

Malheureusement, et comme l’a fait remarquer le Secrétaire Général Adjoint aux affaires humanitaires lors de son intervention, l’année qui vient de s’écouler a été marquée par une augmentation des restrictions d’accès que ce soit en Birmanie/ Myanmar, au Darfour au Zimbabwe, à Gaza ou en Somalie ; et par un nombre croissant d’attaques à l’encontre des personnels humanitaires. Le respect de la souveraineté de l’Etat affecté est un principe bien établi, mais il doit s’exercer dans le cadre du droit international et du droit international humanitaire. L’assistance humanitaire est un droit pour les victimes et un devoir pour la communauté internationale. En réduisant ou en interdisant l’accès aux populations en détresse, c’est leur survie même qui est parfois mise en cause.

Monsieur le Président,

L’UE reconnaît que cette résolution contient certains éléments positifs : la référence au Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), aux répercussions humanitaires du changement climatique, aux déplacements de populations, aux violences sexuelles et sexo-spécifiques ; et salue le langage ferme adopté contre l’impunité pour les auteurs de crimes commis à l’encontre du personnel humanitaire.

L’UE remercie le Représentant Permanent de la Corée, vice-président de l’ECOSOC, et le facilitateur brésilien de la résolution, qui ont fait preuve d’une détermination très grande pour parvenir à un accord sur la question de l’accès aux victimes.

Cependant, l’UE regrette très profondément qu’il n’ait été possible d’inclure une référence à l’accès aux victimes dans la résolution humanitaire de cette année, bien que l’UE ait proposé 8 versions successives d’un paragraphe sur l’accès basé sur le langage soumis par nos partenaires eux-mêmes. L’ECOSOC doit être en mesure de prendre en compte les changements et les nouvelles réalités du contexte international. A défaut, la pertinence et la crédibilité de ses décisions s’en trouveront amoindries et l’ECOSOC ne peut à terme qu’en être affaibli.

Monsieur le président,

Pour ces raisons l’UE ne peut se joindre au consensus sur le projet de résolution qui nous est présenté aujourd’hui et s’abstiendra lors du vote.

Je conclurai en réitérant la détermination de l’UE à oeuvrer aussi bien sur le terrain qu’aux Nations Unies pour le respect des principes humanitaires, du droit international humanitaire, et des droits de l’homme ; et à continuer à s’engager de manière constructive dans les négociations inter-gouvernementales à venir dans l’espoir de parvenir à un consensus.

Je vous remercie.


FaceBook Twitter