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EU at the UN

The EU's commitment to effective multilateralism, with the UN at its core, is a central element of its external action. As a UN observer with enhanced status, the EU delegation coordinates with its 28 Member States to speak with one voice. The EU also works closely with the UN secretariat and its agencies, funds & programmes, partnering on a range of global issues and challenges.

18 November 2016, New York – Statement on behalf of the EU and its Member States by H.E. Mr. João Vale de Almeida, Head of the Delegation of the European Union to the United Nations, at the Security Council Debate on ‘Cooperation between the UN and regional and subregional organisations: Strengthening the United Nations-African Union Partnership in Peace and Security’

 – As delivered –

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom de l’UE et de ses 28 États membres.

La Turquie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, le Monténégro*, la Serbie* et l’Albanie*, pays candidats, la Bosnie-Herzégovine, pays du processus de stabilisation et d’association et candidat potentiel, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie, l’Arménie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’avoir pris l’initiative d’organiser ce débat sur un sujet important et pour la très bonne note de présentation. Je voudrais remercier aussi les représentants des Nations Unies et de l’Union africaine qui sont présents et qui nous ont aussi fait des présentations très utiles.

L’Union européenne encourage et soutient l’intensification de la coopération en matière de sécurité et de maintien de la paix entre les Nations Unies et l’Union africaine telle qu’elle s’est développée au cours des dix dernières années, depuis le lancement en 2006 du programme-cadre décennale des Nations Unies de renforcement des capacités de l’UA.

Pour sa part, l’Union européenne a toujours défendu un multilatéralisme efficace et s’est attachée au renforcement de sa coopération avec les Nations Unies et les organisations régionales, notamment l’Union africaine. Nous avons également investi dans une coopération triangulaire solide afin de répondre aux défis immédiats mais également de développer des capacités dans une perspective globale et de long terme. La valeur ajoutée de cette coopération est clairement illustrée par les résultats de nos efforts conjoints en Somalie, au Mali et en République centrafricaine, comme dans d’autres parties de l’Afrique.

En second lieu, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude pour la contribution de l’Afrique à la difficile tâche du maintien de la paix que ce soit sous Casque bleu ou dans le cadre d’une force régionale. Comme tous les pays contributeurs de troupes le savent, cette contribution va parfois de pair avec un coût humain tragique.

Nous nous félicitons des revues conduites en 2015 sur les opérations de maintien de la paix, l’architecture de consolidation de la paix et à la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité. Nous espérons que les travaux de suivi comprendront notamment des mesures concrètes destinées à améliorer l’architecture de sécurité mondiale, dans le plein respect du rôle des organisations régionales et du partenariat des Nations Unies avec l’Union africaine. L’UE promeut également l’engagement des Nations Unies et des organisations régionales auprès de la société civile pour la consolidation de la paix, la prévention des conflits et la médiation.

Monsieur le Président,

L’Union européenne et l’Union africaine entretiennent de longue date un partenariat solide dans le domaine de la paix et de la sécurité. Parmi les cinq priorités identifiées lors du 4e sommet Afrique-UE en 2014, la coopération en matière de paix et de sécurité est de loin la plus importante des cinq identifiées, notamment d’un point de vue financier.

Notre engagement politique et financier constant en soutient aux opérations de paix sous conduite africaine sur le continent devrait être réaffirmé au plus haut niveau lors du prochain sommet Afrique-UE en Côte d’Ivoire en novembre prochain. La poursuite de notre engagement financier a été récemment illustrée par le déblocage en août de 50 millions d’euros au profit de la force multinationale mixte dans sa lutte contre Boko Haram, et en septembre de 178 millions d’euros pour l’AMISOM XV. Des consultations sont en cours à Bruxelles sur le marché pour la prochaine AMISOM, qui servira à financer la solde de ses troupes jusqu’en mars 2017.

Plus de 2 milliards d’euros ont été versés par l’UE à l’Union africaine par l’intermédiaire de la facilité africaine de paix (FAP) depuis que cet instrument a été créé en 2004. La plupart de ces ressources sont consacrées au soutien des opérations africaines de paix, qui ont joué un rôle fondamental dans le maintien de la paix et la stabilité du continent. Le soutien financier de l’ensemble de l’UE à la paix et à la sécurité en Afrique va bien entendu bien au-delà de cet instrument et comprend également la coopération nationale et régionale des Etats Membres.

Or, les ressources de la FAP sont fortement sollicitées. À la seule mission de l’Union africaine en Somalie, l’Union a versé plus de 1 milliard d’euros à la fin de 2015. À ce rythme, la FAP ne sera bientôt plus en mesure de continuer à soutenir l’AMISOM, et de répondre en même temps aux nouvelles priorités, qui pourraient apparaitre.

Mr President,

Increasingly there is widespread recognition that Africa and the EU need to work together against the menace of terrorism, which is not contained by borders. Terrorism is for several African countries an existential menace, and it needs to be opposed through increased international cooperation.

This assymetric danger requires improved approaches, necessitating a long term security response, long term troop deployments, increasingly needing sustainable financing difficult to achieve solely through the African Peace Facility.

The EU welcomed the important decision taken by the AU Summit in Kigali last July to finance the African Union Peace Fund by introducing a levy of 0.2% on eligible imports that would automatically flow to the AU. The mobilisation of additional African resources is a sign of strong ambition and ownership by the continent.

The AU Finance Ministers meeting in Addis in September took some important steps towards the implementation of the ground breaking decision at the AU Summit in Kigali. We are looking forward to the official launch of the fund expected during the forthcoming AU Summit in January 2017. I would like to salute in this context the presidency of Mr. Kaberuka and the good work we are developing with you.

The EU is also following with interest the outcome of the Retreat in Lusaka on 7-10 November of the AU Political and Security Committee which was presented with an ambitious yet practicable master roadmap as a milestone towards achieving the aspirations of Africans for the continent they want, as elaborated in Agenda 2063, and in particular the fourth aspiration for a peaceful and secure Africa.

Mr President,

There is recognition within the EU of the need to reorient our financial support towards more practical, physical capacities such as logistics or deployment. The bulk of APF funding to date has gone to stipends (allowances) for African troops serving in the Peace Support Operations (paid to their governments via the AU). While this funding remains necessary and important in some cases, better complementarity and synergy between APF support and African Peace and Security Architecture is needed. For this reason, future APF support will be geared more towards prevention and mediation and its support to peace operations will move partially away from stipends oriented funding in favour of the strengthening of operational capacities such as logistics, medical support, strategic lift, communication and information systems, with the objective of creating sustainable African capabilities to address present and future peace challenges.

Mr. President,

Following a request from the AU, we have agreed to mobilise funding for the third phase of the African Peace and Security Architecture (APSA) Support Programme for the period 1 January 2016 to 31 December 2018 for an amount of nearly €30 million. The third phase of the APSA Support Programme will follow the APSA roadmap structure, building on the support provided since 2011 and will contribute to further strengthen the capacities of the African Union Commission, Regional Economic Communities (COMESA, EAC, ECCAS, ECOWAS, IGAD and SADC) and two Regional Mechanisms (NARC and EASF) to fulfil their respective mandates under the African Peace and Security Architecture. The roadmap also maps out a shared way forward of the results to be achieved by all APSA stakeholders to reduce existing capacity gaps in the APSA operationalization. It clearly identifies measurable specific objectives and outputs to be achieved to this end in each of its priority areas.

In the same vein, the Strategic Headquarters in Addis need to be fully operationalized and that’s one of the goals of the current APSA support programme. The EU stands ready to provide technical expertise, technologies and training to achieve this very important goal.

In conclusion, Mr. President, we remain strongly committed to an ever stronger partnership with the AU, as well as increased triangular EU-UN-AU cooperation, in order to fully realize the establishment of lasting African peace and security capacities in full respect of African ownership.

I thank you.


* L’ancienne République yougoslave de Macédoine, le Monténégro, la Serbie et l’Albanie continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.

  • Ref: EUUN16-195EN
  • EU source: European Union
  • UN forum: Security Council
  • Date: 18/11/2016

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