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EU at the UN

The EU's commitment to effective multilateralism, with the UN at its core, is a central element of its external action. As a UN observer with enhanced status, the EU delegation coordinates with its 28 Member States to speak with one voice. The EU also works closely with the UN secretariat and its agencies, funds & programmes, partnering on a range of global issues and challenges.

– Vérifier au prononcé –  

Monsieur le Président,

Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général, 

Je prends la parole au nom de l’Union Européenne et de ses Etats Membres.  

La Croatie*, pays d’adhésion, l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, le Monténégro*, l’Islande+ et la Serbie*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels ainsi que la République de Moldavie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration. 

Monsieur le Président, 

Je souhaiterais saisir cette occasion pour approfondir sur trois sujets prioritaires: i) la situation politique, ii) la sécurité et le rôle de la MINUSTAH, et iii) l’aide au développement.   

i) Un contexte politique plus stable  

Nous nous réjouissons que, depuis la nomination en Mai 2012 du nouveau Premier Ministre Laurent Lamothe et la mise en place d’un nouveau Gouvernement, on constate une relative stabilisation du contexte politique en Haïti.  

Nous nous félicitons également que des progrès importants aient pu être accomplis dans l’avancement de reformes démocratiques, notamment l’entrée en vigueur de certains amendements à la Constitution de 1987, la mise en place du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, et la création, même si pas encore achevée, d’un Conseil Electoral Permanent. Nous encourageons les autorités haïtiennes à poursuivre dans cette voie, en particulier lors de l’organisation des prochaines élections. Il est important que les obstacles qui ont jusqu’à présent entravé la pleine mise en place du Conseil Electoral Permanent soient résolus dans les meilleurs délais.   

Un contexte politique stable et une situation sécuritaire contrôlée demeurent des pré-conditions pour soutenir le processus de reconstruction et de redressement économique. L’Union Européenne, dans le cadre de sa coopération au développement, compte continuer son soutien financier et assistance technique pour améliorer les capacités de l’administration, y compris sa capacité de promouvoir et protéger les droits de l’homme, et avancer dans le processus des reformes portant sur la gouvernance, la sécurité et le renforcement du système démocratique. La création des conditions pour l´investissement étranger, une des priorités du gouvernement haïtien, serait aussi un autre sujet à adresser.   

ii) La situation sécuritaire et le rôle de la MINUSTAH 

Malgré les progrès achevés par les autorités haïtiennes, entre autres pour améliorer les capacités de la Police Nationale, nous constatons que la présence de la MINUSTAH reste encore fondamentale pour assurer la sécurité et la stabilité du pays. L’Union Européenne et ses Etats membres accueillent les propositions du Secrétaire Général de renouveler le mandat de la mission et de son recentrage et retrait progressif sur la base de mesures (benchmarks) de stabilisation.  Il s’agit d’un défi difficile et ambitieux, mais à notre avis réalisable.  

Ce retrait devrait aller de pair avec le renforcement de la Police Nationale Haïtienne. Il s’agit aussi de renforcer les structures de l’Etat Haïtien qui devront prendre pleinement en charge les missions civiles jusqu’ici mandatées à la MINUSTAH, notamment l’organisation et financement du processus électoral.  

L’Union Européenne considère actuellement la possibilité de mettre en œuvre des mesures de soutien de la reforme du secteur de la sécurité en Haïti, notamment en ce qui concerne le renforcement de la Police Nationale Haïtienne. En outre, la mise en place d’un système de gestion intégrée des frontières internes et externes, préconisée par l’administration haïtienne, est aussi un domaine où l’UE pourrait fournir de l’assistance.  

iii) L’engagement à long terme de l’UE et la coordination de l’aide 

L’Union Européenne a continué au cours des douze derniers mois à accompagner Haïti dans le processus de reconstruction et de développement à long terme. Ainsi 85% des 522 millions d’euro promis à la conférence de New York en 2010 ont été déjà engagés. En ce qui concerne le taux de déboursement, nous espérons qu’il y aura dans l’année prochaine une accélération des dépenses, ce qui devrait nous permettre de remplir notre engagement de New York d’ici la fin 2013.    

Finalement, nous saluons les efforts haïtiens pour mettre en place le nouveau mécanisme de coordination de l’aide, et confirmons notre disponibilité à y participer, en espérant qu’il soit un instrument qui contribue à améliorer l’efficacité et la transparence dans la gestion de l’aide.  Nous nous félicitons également du progrès dans la mise en place du Cadre Stratégique de Développement 2013-2015.  

En conclusion, Monsieur le Président,  

Les recommandations du Secrétaire Général s’encadrent dans un processus de consolidation de la stabilisation sécuritaire et démocratique en Haïti, auquel un transfert progressif des compétences de la MINUSTAH doit contribuer. L’Union Européenne et ses Etats Membres demeurent pleinement engagées pour fournir aux autorités haïtiennes le soutien nécessaire  pour l’accomplissement de cet objectif.

Merci de votre attention Monsieur le Président.


* La Croatie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, le Monténégro et la Serbie continuent à participer au processus de stabilisation et d’association. 

+ L’Islande continue à être membre de l’AELE et de l’Espace économique européen.


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